mardi 28 juillet 2015

Pourquoi a-t-il fait si beau durant Bruxelles babel-le ?


Bonjour à toutes et à tous,

J’espère que vous croulez à nouveau sous le joug du travail après les galipettes que vous vous êtes offertes la semaine dernière.
Comme vous ne savez pas tout, j’ose lever un coin du voile concernant la préparation de Bruxelles babel-le. Vous vous êtes surement demandé pourquoi vous aviez si souvent laissé votre anorak, vos moufles, votre parapluie, votre chasse-neige dans votre sac.
En fait, l’équipe organisatrice était très inquiète lorsqu’il s’est agi de fixer les dates de Bruxelles babel-le. Les deux éditions précédentes, bien que programmées au printemps, s’étaient déroulées soit sous la pluie, soit sous la neige. Il fallait donc que cela cessât.
C’est pourquoi une commission météo fut créée au sein de notre équipe.
Quatre d’entre nous suivirent donc une formation particulière à l’IRM (Institut royal météorologique) afin de nous initier au logiciel OuMéPo, modèle de prévision numérique simulant l’évolution de l’atmosphère. C’est en combinant l’information fournie par ce modèle avec l’expertise du prévisionniste que l’on produit la plupart des prévisions météorologiques.
Les scientifiques de l’IRM poursuivent une quête incessante pour améliorer ces modèles aux niveaux des techniques numériques, de la paramétrisation des processus physiques et de l’utilisation des observations météorologiques. Les résultats de ces recherches sont introduits dans ce modèle de prévision numérique opérationnel, qui est utilisé par les prévisionnistes du bureau du temps ainsi que pour la création des produits et services pour la population.
Après de longues heures de travail (aucun-e parmi nous n’avait touché à ce domaine auparavant), nous fixâmes les dates de Bruxelles babel-le : du 29 octobre au 2 novembre).
Et bingo ! Le samedi 1er novembre prouva à quel niveau de qualité nos recherches et prévisions (faites à près de onze mois de distance) étaient parvenues : le 1er novembre 2014 a en effet été le 1er novembre le plus chaud depuis... 1901 (18,4 degrés).
Et il en fut ainsi pour tous les petits détails de la vie quotidienne de cette rencontre : au cours de nos réunions, nous testâmes la qualité de bières diverses afin de pouvoir vous conseiller lors de votre séjour, le vin qui a coulé à flots lors du pot final a fait tourner la tête à plus d’une d’entre nous, d’autres ont même testé la qualité de la fausse grotte de Lourdes sur le trajet du pèlerinage à vélo et du bus 88. Ainsi, moi-même, quoique mécréant invétéré, me suis-je surpris à commencer un rosaire (prière à contraintes dures) avec comme intention la réussite de Bruxelles babel-le.
Deux précautions valent mieux qu’une, c’est bien connu.
Henry Landroit



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