mardi 18 novembre 2014

Gestomètres


Gestomètres

Dimanche 2 novembre 2014 avec O. Salon


Gestomètre à partir des Instructions de Cronopes et Fameux

Les escaliers se montent de face car en marche arrière ou latérale ce n’est pas particulièrement commode. L’attitude la plus naturelle à adopter est la station debout, bras ballants, tête droite mais pas trop cependant afin que les yeux puissent voir la marche à gravir, la respiration lente et régulière. Pour ce qui est de l’ascension proprement dite, on commence par lever cette partie du corps située en bas à droite et généralement enveloppée de cuir ou de daim et qui, sauf exception, tient exactement sur la marche. Une fois ladite partie, que nous appellerons pied pour abréger, posée sur le degré, on lève la partie correspondante gauche (appelée aussi pied mais qu’il ne faut pas confondre avec le pied mentionné plus haut) et après l’avoir amenée à hauteur du premier pied, on la hisse encore un peu pour la poser sur la deuxième marche où le pied pourra enfin se reposer, tandis que sur la première le pied repose déjà. (Les premières marches sont toujours les plus difficiles, jusqu’à ce qu’on ait acquis la coordination nécessaire. La coïncidence des noms entre le pied et le pied rend l’explication difficile. Faites spécialement attention à ne pas lever en même temps le pied et le pied. 
Parvenu de cette façon à la deuxième marche, il suffit de répéter alternativement ces deux mouvements jusqu’au bout de l’escalier. On en sort facilement, avec un léger coup de talon pour bien fixer la marche à sa place et l’empêcher de bouger jusqu’à ce qu’on redescende.



Instructions pour enfiler une couette dans sa housse :

S’armer de patience. Retourner l’enveloppe de façon à ce que les coutures soient tournées vers l’extérieur. Pour ce faire passer la tête et les bras vaillamment dans l’orifice situé à l’extrémité inférieure, et tenter de rejoindre avec les bras, par des petits mouvements précis, comme une nage plutôt que comme une reptation, les deux coins situés à l’extrémité opposée. Lorsqu’on a saisi les deux coins, ressortir la tête, puis les bras en tirant les coins vers soi de façon à ce qu’ils sortent par l’orifice, puis continuer de dévider le reste jusqu’à retournement complet. Faire une pause. Replonger les deux bras dans l’orifice inférieur afin de saisir à nouveau les deux coins opposés, sur l’endroit cette fois, l’endroit se trouvant maintenant, suite à l’opération précédente, À L’INTÉRIEUR de l’enveloppe. Il est préférable de n’utiliser que les bras pour effectuer cette phase de l’opération. Cependant, si on ne parvient vraiment pas, après plusieurs tentatives, à saisir les deux coins convoités, on peut éventuellement s’aider de la tête, en faisant attention de ne pas perdre sa respiration. Lorsqu’on a enfin attrapé par l’intérieur les deux coins de l’extrémité située à l’opposé de l’orifice, NE PAS tirer dessus afin de les ramener à l’extérieur, ce qui aurait pour résultat de réduire à néant la première opération, et ce n’est pas le but recherché. Les bras toujours à l’intérieur de l’enveloppe, tenir bien fermement les deux coins, ne pas les laisser s’échapper. Prendre AVEC LES MÊMES MAINS, SANS CEPENDANT LÂCHER LES COINS, les deux angles de l’objet à introduire dans l’enveloppe dans le sens de la largeur, c’est-à-dire les deux angles du haut, qui peuvent être également ceux du bas, ceux-ci étant strictement identiques, ce qui n’est pas sans introduire une certaine confusion. L’important est de ne SURTOUT PAS saisir un angle du haut et un angle du bas, on courrait à un échec certain. Par un geste spectaculaire qui tient un peu de la passe de toréador, tenter d’amener les deux angles de l’objet au contact des deux coins situés à l’intérieur de l’enveloppe, c’est-à-dire tenter d’introduire celui-ci à l’intérieur de celle-là. MAIS MERDE, QU’EST-CE QUE JE FOUS EMBERLIFICOTÉE DANS CE TAS DE CHIFFON, QUI EST-CE QUI M’A FICHU UN SYSTÈME PAREIL, QUI EST-CE QUI M’A DIT QUE C’ÉTAIT PLUS FACILE EN PRENANT LA HOUSSE À L’ENVERS, POURQUOI EST-CE QUE ÇA FAIT DES TORTILLONS COMME ÇA, BORDEL ! J’ARRIVERAI JAMAIS À M’EN SORTIR DE CE MACHIN, AH, ÇA N’A PAS QUE DES AVANTAGES D’ÊTRE CÉLIBATAIRE ! Reprendre sa respiration, compter lentement jusqu’à quatre, détirebouchonner calmement la couette. Remettre en contact les coins et les angles. Les agiter avec des gestes amples et harmonieux des deux bras d’abord de haut en bas, puis de bas en haut, pour donner de l’air à l’ensemble. Secouer encore jusqu’à ce que le contenu et le contenant soient en parfaite adéquation. Se déshabiller et se glisser.

Irène R.

"Soulever, plutôt rapidement. Faire monter le long du corps, dans l’influx, jusqu’à hauteur d’épaule. Écarter du corps largement, plus largement que ça ; la réussite de l’action en dépend, puis rabattre mais en avant, mais vite, avec de l’élan ; la réussite encore de l’action en dépend. Atteindre la cible et là, le bruit est fort, enthousiasmant ; je suis vengée. Merveilleusement. Sa tête est presque dévissée par ma puissance, son regard horrifié. Faire repartir la main droite légèrement en arrière, contourner le visage, rester dans le même élan, atteindre l’autre joue non plus de la paume mais du revers, ce qui donne un son moins éclatant. Reprendre sa main, la redescendre le long de son torse puis de sa jambe droite, la laisser pendre, chaude et rouge."

Catherine H.

Ramener le pied gauche à la hauteur du droit, se tenir au bord, juste au bord, bien se camper, sentir les pieds nus se recroqueviller un peu, redresser le cou, porter le regard droit en face, baisser le menton de 21 degrés, fixer en bas le plancher d’eau, emplir lentement ses poumons tout en abaissant de peu les paupières, écarter les épaules, détendre la paume ds mains, expirer en silence, fléchir les genoux à minima, courber le cou en avant de 7 degrés, se répéter qu’on va y aller, expirer, laisser tomber les épaules, plier l’avant-bras droit à la verticale en le montant, expirer plus longuement, inspirer jusqu’au ventre, tenter de dénouer le nid de serpents qui se tord à l’intérieur, pincer légèrement les narines entre le pouce et l’index, on y va se le dire. Pincer fort les narines, mais fixer le mur flou en face, être lourde, mais déglutir, brusquement plier les genoux, crisper les doigts de pieds, basculer sur l’avant des pieds, l’eau imprime les rétines, peser de toute sa carcasse, mais prendre appui sur le sol, faire partir une décharge électrique du milieu des pieds jusqu’en haut du crâne, influx déclenché se déplier, sauter en haut et en avant de 33 centimètres, retomber, ouvrir grand les yeux, se pincer le nez plus fort, rabattre ses paupières, sentir l’air s’enserrer, vent, vitesse s’inserrer les pieds tendus dans l’eau, mise en eau côté chevilles, ne rien voir, sentir l’eau monter le long des mollets, froncer le nez et les doigts, je ne sais pas, est-ce qu’il faut ouvrir les yeux, mais je ne vais rien voir, à quoi ça sert, dans l’abime c’est pas pareil. Au secours, trop tard, personne ne va me retrouver, c’est foutu, qu’est-ce que je fous là maman, quelle idée de merde, atrocité, je vais attraper la mort, c’est complètement con, glagla, sentir l’eau dépasser la ligne du nombril, y plonger jusqu’aux oreilles, mais avoir froid des lobes, ouvrir les yeux ça pique, toucher des talons le fond, le nid de serpents s’effrite, mais remonter en faisant des bulles.

Camille Philibert

Arriver enfin au 6e étage ! Et souffler... Déposer le sac devant la porte de la main gauche tandis que la droite colle à l’oreille un portable bavard. Relever l’épaule droite pour coincer l’objet que lâche la main droite qui s’avance pour ouvrir la porte. Répéter la manœuvre une deuxième fois, la porte ne s’est pas ouverte, elle est fermée à clé. S’agenouiller, soulager l’épaule droite en reprenant le bavard de la main droite tandis que la gauche experte ouvre le sac posé devant la porte. Commencer une fouille systématique. Recoincer le téléphone entre épaule et oreille droites pour libérer la deuxième main. Tenir fermement son sac d’une des deux mains et de l’autre, sortir chacun des objets qui l’encombrent jusqu’à constater que comme d’habitude, la clé n’y est pas. Tout lâcher, y compris l’interlocuteur qui dégringole d’un étage. Envoyer un pied dans la porte, pas trop fort, mieux vaut éviter les ennuis.
Troisième fois aujourd’hui, ce matin, le serrurier, porte fermée, la clé dans l’appartement, ce midi, le tour des commerçants pour la retrouver puante chez le poissonnier et ce soir, je dors dans le couloir ! Tiens donc !
Reremplir son sac. Le reprendre. Pleurer un bon coup, plonger une main dans une poche pour y chercher un mouchoir et en retirer la clé.

Michèle Poznantek

Une action ordinaire, sauter dans le grand bain, c’est un geste physique.

Ramener le pied gauche à la hauteur du droit, se tenir au bord, juste au bord, bien se camper, sentir les pieds nus se recroqueviller un peu, redresser le cou, porter le regard droit en face, baisser le menton de 21 degrés, fixer en bas le plancher d’eau, emplir lentement ses poumons tout en abaissant de peu les paupières, écarter les épaules, détendre la paume des mains, expirer en silence, fléchir les genoux à minima, courber le cou en avant de 7 degrés, se répéter qu’on va y aller, expirer, laisser tomber les épaules, plier l’avant-bras droit à la verticale en le montant, expirer plus longuement, inspirer jusqu’au ventre, tenter de dénouer le nid de serpents qui se tord à l’intérieur, pincer légèrement les narines entre le pouce et l’index, on y va se le dire. Pincer fort les narines, mais fixer le mur flou en face, être lourde, mais déglutir, brusquement plier les genoux, crisper les doigts de pieds, basculer sur l’avant des pieds, l’eau imprime les rétines, peser de toute sa carcasse, mais prendre appui sur le sol, faire partir une décharge électrique du milieu des pieds jusqu’en haut du crâne, influx déclenché se déplier, sauter en haut et en avant de 33 centimètres, retomber, ouvrir grand les yeux, se pincer le nez plus fort, rabattre ses paupières, sentir l’air s’enserrer, vent, vitesse s’insérer les pieds tendus dans l’eau, mise en eau coté chevilles, ne rien voir, sentir l’eau monter le long des mollets, froncer le nez et les doigts, je ne sais pas, est-ce qu’il faut ouvrir les yeux, mais je ne vais rien voir, à quoi ça sert, dans l’abime c’est pas pareil. Au secours, trop tard, personne ne va me retrouver, c’est foutu, qu’est-ce que je fous là maman, quelle idée de merde, atrocité, je vais attraper la mort, c’est complètement con, glagla, sentir l’eau dépasser la ligne du nombril, y plonger jusqu’aux oreilles, mais avoir froid des lobes, ouvrir les yeux ça pique, toucher des talons le fond, le nid de serpents s’effrite, mais remonter en faisant des bulles.

Camille Philibert


Saisir le bâton, le placer verticalement, derrière l’épaule droite, contre le haut du dos mais un peu en oblique, vers le bas. Le saisir par derrière. Pour le tenir :  faire reposer le bâton dans la gueule du tigre, entre le pouce et l’index, doigts tendus dirigés vers l’avant et le bas, ne pas toucher le sol avec le bâton.
Ah ! bien sûr, se tenir debout, regard horizontal, jambes quasi tendues disjointes de 10 centimètres.
Ensuite, tout en tenant le bâton comme expliqué ci-dessus de la main droite,
Plier légèrement la jambe droite, le pied tourné à 45 degrés vers la droite. Avancer la jambe gauche vers l’avant. La poser sur la pointe du pied, genou gauche légèrement plié. Ne pas oublier de laisser une rivière entre les deux jambes c’est à dire ne pas les aligner, ceci pour éviter un déséquilibre. Avancer le bras gauche en le soulevant. Jeter un coup d’œil pour constater que votre haut de bras n’est pas collé à votre aisselle gauche et qu’elle a pris un peu de hauteur. Pliez le coude à 60 degrés, votre avant-bras est maintenant à hauteur de votre cœur, vous admirez le dos de votre main. Plier le poignet vers le haut de façon à présenter la paume de la main appelée palais des œuvres à l’espace vide pour le moment, devant vous.. Ne pas serrer les doigts et les recourber légèrement au niveau des phalanges supérieures.
J’y suis.
Rester immobile dans cette position durant 1 minute de concentration méditative, c’est la mode. J’ai mal au dos, une crampe dans les orteils, mon genou droit file en dedans, je l’avais pourtant dit au kiné... on commence par les clochettes ou la grue ?... Mes clés de voiture, je dois les retrouver avant la nuit ! Fin de l’immobilité, on y va !
Ah, ça, c’était pas prévu, un inconnu, très très grand ! Il fait des moulinets avec son bâton et il vient vers moi...
Dans ce cas, se ressaisir !
Oublier tout ce qui précède, empoigner son propre bâton et faire tout et n’importe quoi pour l’assommer.
Bonne chance.

Michèle Poznantek


Instructions pour prendre le bus à Bruxelles

Déplier sous la pluie un grand rectangle de papier glacé où s’étale un réseau de lignes colorées aux allures arachnéennes.
Tendre les bras.
Plisser le nez.
Froncer le sourcil pour que les pattes de mouches qui y sont collées prennent sens.
Suivre de l’œil, paupières mi-closes, le fin trajet d’une mouche à l’autre.
Prolonger le regard en-deçà et au-delà de chacune des mouches jusqu’au bout du fil.
Relever le numéro de la ligne qui impressionne ainsi la rétine et le lecteur.
Retenir le nom de la dernière mouche.

Sur le papier, tout va bien. Mais comment je m’y retrouve sur place dans ce dédale de voies où circulent aussi bien ces coléoptères massifs, glissant sur leurs pattes caoutchoutées, que des cousins se balançant au bout de longues antennes métalliques collées au ciel ?
J’interroge au plus vite du regard le carré coloré portant le numéro gagnant et le nom du vainqueur collé à l’arrêt des coléoptères et des cousins, je grimpe sur le podium et  attends le passage dudit coléoptère (ou dudit cousin ?).
Le voici ! Il s’arrête, ouvre son ventre.
Je m’apprête à poser le pied sur la première marche, cherche fébrilement dans ma poche un petit rectangle de carton fin imprimé quand le doute m’envahit…

Re-déplier, à l’abri, le grand rectangle de papier glacé où s’étale le réseau de lignes colorées aux allures arachnéennes.
Recommencer le trajet d’une mouche à l’autre. Voir la porte se fermer devant son nez plissé.
Regarder le cousin (ou le coléoptère ?) s’éloigner.
Regretter de n’être pas araignée.

Valérie Lotti


Se dire que l’heure de l’apéro est venue
Chercher à tâtons sa blague dans son sac
Se régaler d’avance à l’idée de l’odeur ténue qu’elle va dévoiler
Avoir oublié malicieusement depuis la veille le parfum au goût de miel du Golden Virginia et se demander si sa « madeleine » va faire effet
Le redécouvrir avec délectation au hasard de l’expiration de la blague qui s’ouvre
Prendre délicatement une feuille en ayant soin d’éviter les doigts humides
La retourner jusqu’à sentir le bord gommé
Chausser ses lunettes pour vérifier qu’il est bien là
Enfoncer précautionneusement deux doigts dans la blague et saisir une pincée odorante
Commencer à la malaxer, l’effilocher, la triturer tout en remontant les doigts avec volupté
Je me souviens avec tendresse d’une excitation grandissante, tandis que je ahanais sur les derniers mètres d’une arête nous menant au sommet d’une course qui m’avait lavé l’âme autant qu’épuisé les mollets et brûlé les pieds, à l’idée de tirer une bouffée bienfaisante, les yeux au ciel et les arpions à l’air, quand soudain je vis s’envoler la feuille, la dernière feuille, au hasard d’une brise légère, de mes doigts gourds, ô rage, ô désespoir…
Déposer la dite pincée au centre de la feuille
L’effilocher de nouveau, la triturer, la malaxer
L’envelopper de sa feuille cocon pour la rouler dans un léger balancé proche de la berceuse
L’approcher de ses lèvres pour la contraindre à ne plus s’échapper
Coller minutieusement la gomme
Re-rouler, malaxer, triturer le tube ainsi formé, pour transformer une cigarette à la Lucky Luke en un cylindre presque parfait
Venir subrepticement la coller aux lèvres du portrait de Julio
Puis recommencer la même opération pour en fumer une enfin, à l’heure de l’apéro…

Marie Wallet

Gestomètre

Ouvrir le placard.
Saisir deux bocaux.
Opérer un choix de manière à accorder la couleur du contenu du bocal à l’envie, à l’humeur.
Reposer l’autre bocal.
Se diriger vers la table du petit-déjeuner.
S’assoir.
Saisir le bocal d’une main ferme.
De l’autre main, tenter de tourner le couvercle.
Echouer.
Ecarter les objets présents sur la table, en particulier tasses et verres.
Saisir à nouveau le bocal d’une main ferme.
De l’autre main, tenter à nouveau de tourner le couvercle.
A nouveau échouer.
Empoigner la bouilloire électrique.
Boucher l’évier.
Verser l’eau chaude initialement prévue pour le thé dans l’évier.
Y plonger le bocal.
Attendre le « poc ».
Attendre le « poc ».
Attendre le « poc ».
Garder son calme.
Changer de stratégie.
Sortir précautionneusement le bocal de l’eau à l’aide d’un torchon afin de ne pas le lâcher brusquement parce qu’il serait trop brûlant – bien que ça aurait au moins l’avantage de parvenir au résultat recherché : son ouverture ; mais celle-ci demeure aléatoire.
Saisir une cuillère à manche plat.
La glisser dans l’interstice entre le bocal et son couvercle.
Exercer une pression permettant à la cuillère de répondre à sa fonction improvisée de levier.
S’interdire de pester.
Attendre le « poc ».
Ne pas se décourager.
Saisir un couteau à la pointe aiguisée.
Reproduire les mêmes étapes que précédemment.
Croiser les doigts.
Mentalement, je veux dire. Non mais parce que sinon, on ne s’en sort pas, sinon ça devient effroyablement dangereux, et je ne voudrais être responsable de rien, tout comme ma grand-mère qui m’a offert ces pots de confiture maison la dernière fois que je suis allée la voir, elle qui ne veut surtout pas être responsable de quoi que ce soit.
Eprouver un soulagement au « poc ».
Soulever le couvercle.
Jeter un coup d’œil à l’horloge.
La confiture est ouverte mais vu l’heure, vous n’aurez pas le temps de la manger.

Amélie Charcosset


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